Catégorie : ACTUALITES

Le nouveau président de la Protection Civile des Alpes-Maritimes est …

Eric CRISCUOLO a été réélu président de la Protection Civile des Alpes-Maritimes au terme de l’Assemblée Générale annuelle et du Conseil d’Administration de l’association.

A 59 ans, ce haut-savoyard d’origine a du sang « orange et bleu » dans les veines. Entré bénévole à la Protection Civile à l’âge de 16 ans, il a gravit tous les échelons de l’association de logisticien à président en passant par chef d’équipe, formateur et directeur départemental.

Depuis février 2019, il préside l’APC 06 avec une bienveillance et une humilité reconnues par tous les bénévoles.

Il assurera ce mandat de 4 ans entouré du bureau départemental et de son dévoué directeur général bénévole, Jérémy CRUNCHANT.

Se faire plaisir et gérer en « bon père de famille » sont les deux valeurs que je souhaite mettre en avant pour les prochaines années.

En marge de l’Assemblée Générale qui s’est tenue au « Lounge 1912 » du Stade Niçois Rugby, Eric CRISCUOLO a été décoré de la Médaille de la Sécurité Intérieure échelon OR, qui récompense ses 43 ans d’engagement à la Protection Civile.

Le carnaval de Nice 2025 bat tous les records

Le Carnaval de Nice 2025 s’est imposé comme une édition historique, marquée par une affluence record et de nombreuses nouveautés. Le Roi des Océans a réuni 400 000 spectateurs, confirmant une fois de plus la place du Carnaval de Nice parmi les événements majeurs sur la scène internationale.

Comme chaque année, c’est la Protection Civile qui assure le Dispositif Prévisionnel de Secours avec plus de 60 secouristes à chaque corso carnavalesque ou bataille de fleurs.

Là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes avec plus de 650 bénévoles Protection Civile venus de 18 départements qui se sont relayés pendant la quizaine.

106 prises en charge ont été réalisées sur le dispositif médicalisé et coordonné par un Poste de Commandent situé au Centre de Supervision Urbain de Nice, soit 50% de plus qu’en 2024.

Après une édition 2025 sous le règne masculin, le Carnaval de Nice se réinvente en 2026 avec un thème inédit et symbolique. Le nouveau concept, « Vive la Reine ! », est une célébration de la féminité et un hommage aux grandes héroïnes de l’histoire et de la fiction.

Rendez-vous du 11 février au 1er mars 2026 !

Comment la Protection Civile gère une vigilance météorologique ?

A chaque vigilance ORANGE, la Protection Civile des Alpes-Maritimes active son Poste de Commandement départemental pour coordonner ses actions.

Ce site stratégique placé au centre du département est équipé de toutes les technologies qui permettent de gérer une crise de façon autonome et résiliante.

Grâce à une collaboration historique avec Nice météo, la Protection Civile tente de mieux anticiper les vigilances météorologiques et d’analyser les données récoltées à chaque évènement.

Reportage de France 3 Côte d’Azur

Un dispositif unique basé sur une synergie associative au service de la population.

En 2024, la majorité des vigilances météorologiques a suscité l’incompréhension des maralpins.

1965-2025 : depuis 60 ans à vos côtés

Les bénévoles de la Protection Civile des Alpes-Maritimes vous souhaitent une très belle et généreuse année 2025 et vous remercient de vos soutiens depuis toutes ces années.

En temps de paix comme en temps de crise depuis 60 ans …

Visite du Pape en Corse : un renfort historique

Un détachement des Alpes-Maritimes s’est rendu à Ajaccio en renfort de la Protection Civile Corse pour la première visite d’un Pape sur l’île de Beauté.

A évènement exceptionnel, mobilisation exceptionnelle

Jérôme Filipinni, Préfet de Corse

10 bénévoles maralpins dont 2 logisticiens, ainsi que 2 Véhicules de Premiers Secours à Personnes et 1 Fourgon de Secours Polyvalent ont été dépêchés par bateau le temps d’un week-end à Ajaccio.

Un dispositif hors normes a été mise en place tout au long du parcours du souverain Pontif, avec plusieurs équipes de la Protection Civile mais aussi de la SNSM pour sécuriser les 35 000 fidèles venus assister aux différentes étapes de cette journée historique.

Ce renfort a été aussi l’occasion de travailler main dans la main avec les bénévoles insulaires avec qui les maralpins partagent de nombreux points en commun.

Un échange riche en enseignement et en amitié que chacun espère renouveler.

Les dimanches qui sauvent

Un dimanche par mois, l’Ecole Départementale de la Protection Civile des Alpes-Maritimes vous ouvrent ses portes pour vous initier aux Gestes Qui Sauvent.

Chaque session dure deux heures et permet d’obtenir une attestation par le formateur, conformément au modèle établi par le ministre chargé de la sécurité civile.

Informations et inscriptions sur FORMER.protectioncivile06.org

Nous ne t’oublierons pas Judith …

Notre collègue et amie Judith HENRI nous a quitté à l’âge de 68 ans.

Arrivée à la Protection Civile en 1996, Judith a été une fidèle bénévole de notre association aussi bien en tant que secouriste mais aussi en tant que formatrice.

De ses nombreuses années de bénévolat, nous pouvons témoigner d’un engagement singulier au sein de notre grande famille dans tous les domaines et dans toutes les antennes de notre belle maison.

Judith n’était pas seulement une bénévole engagée, c’était aussi une camarade bienveillante et dévouée qui avait toujours le sourire et le mot pour rire en toutes circonstances.

Jusqu’à ces derniers instants, elle a porté fièrement les couleurs de la Protection Civile.

Nous pensons tous à toi Judith et nous ne t’oublierons pas.

Nous adressons toutes nos condoléances à ses proches et particulièrement à ses 4 enfants, Martine, Manon, Raphaël et Jeremhy.

Les bénévoles de la Protection Civile des Alpes-Maritimes

Lors de la cérémonie civile à Cagnes-sur-Mer le jeudi 24 octobre 2024, Judith HENRI a été décorée de la médaille Grand OR de la Protection Civile à titre posthume par Jérémy CRUNCHANT, administrateur fédéral représentant le Président de la FNPC, François RICHEZ, accompagné d’Eric CRISCUOLO, Président départemental et des bénévoles de la Protection Civile des Alpes-Maritimes.

5 bonnes raisons de rejoindre la Protection Civile des Alpes-Maritimes

La rentrée est souvent synonyme de nouveaux engagements et de nouvelles aventures. Mieux qu’une salle de sport, la Protection Civile offre de nombreux avantages …

1. Aider les autres 

Devenir bénévole à la Protection Civile des Alpes-Maritimes, c’est avant tout aider les autres. Les bénévoles sont formés pour intervenir en cas de situation d’urgence et de catastrophe pour porter assistance aux personnes en danger.

2. Faire partie d’une équipe 

Les bénévoles de la Protection Civile des Alpes-Maritimes travaillent en équipe pour intervenir sur les lieux d’une catastrophe, ou bien lors de la mise en place de nos Dispositifs Prévisionnels de Secours (DPS). Faire partie d’une équipe peut être une expérience enrichissante et permet de développer des compétences en travail collaboratif.

3. Acquérir de l’expérience

Etre bénévole à la Protection Civile des Alpes-Maritimes permet d’acquérir de l’expérience en gestion de crise et en secourisme, ce qui peut être utile dans la vie professionnelle ou personnelle. Vous aurez également l’opportunité de développer d’autres compétences : juridiques, communicationnelles ou encore de management.

4. Participer aux grands évènements du département

Les bénévoles de la Protection Civile des Alpes-Maritimes participent à des événements locaux pour assurer la sécurité des participants. Cela permet de participer à la vie de son département ou de sa commune et de faire connaître l’organisation.

5. Bénéficier d’un bonus sur sa moyenne universitaire

Grâce au partenariat avec l’Université Côte d’Azur, les étudiants qui s’engagent en tant que bénévole à la Protection Civile des Alpes-Maritimes bénéficient d’un bonus de 0,25 points par semestre sur leur moyenne.

N’attendez plus, rejoignez-nous en quelques clics

Histoire d’un maillon faible …

A l’occasion de la Journée Mondiale des Premiers Secours, Catherine HUGARY, secouriste bénévole depuis 52 ans à la Protection Civile des Alpes-Maritimes nous raconte un souvenir de secourisme …

Nice, 9 heures. Je ne rate jamais ma petite promenade de santé !
Nous sommes fin juillet 2023. L’air dehors, à cette heure-ci, est respirable, la chaleur n’a pas encore l’intention de me plaquer au sol.
Un petit vent léger me permet ainsi d’arpenter agréablement les trottoirs de la ville.
Peu de monde sur l’avenue, ce matin. Ça ne va pas durer. J’aperçois, devant l’entrée d’une banque, une forme humaine allongée par terre, inerte, et, près d’elle, une personne qui l’appelle désespérément. Pas de réponse, pas de réaction. Je pense au pire. Je me dirige vers elles, convaincue d’y passer la matinée.
Pas de mouvements de ventilation, pas de pouls,…. C’est un arrêt cardio-respiratoire. Comme une automate, je me mets à genoux, je positionne mes mains. Et je masse. Je ne regarde personne, je fixe seulement le visage gris de cet homme, au travers duquel je vois un mannequin, complètement-à-réactif.
Le temps passe, les minutes s’égrènent, je masse, je rassemble mes esprits, et finit par demander à une dame, près de moi, qui vient d’appeler les secours, un défibrillateur, qui se trouve dans le grand magasin à côté. «Il n’est pas encore ouvert» me dit-elle.
«Alors, allez voir dans la pharmacie au bout de la rue!» «J’y travaille, on n’en possède pas.» Un comble! Et je masse, et je masse encore, en espérant que quelqu’un va bien se décider à me relayer. Est-ce que je vais pouvoir rester efficace jusqu’au bout?
Le temps est long, très long. Rien, ni personne ne semble vouloir m’aider. Je me sens bien seule, avec tout ce monde, silencieux, autour de moi, et auquel je tourne heureusement le dos.
Au bout d’une éternité de dix minutes, j’entends ma musique préférée du moment, la sirène des pompiers. Enfin, ils arrivent. La collègue, qui les a copieusement maudits en les attendant, se calme.
Des portes s’ouvrent, claquent. «S’il vous plait messieurs-dames, écartez-vous!»
La même voix s’approche de mon oreille, une main sur mon épaule: «monsieur, écartez-vous, s’il vous plait!» «moi, c’est madame!» Je me retire. Ce n’est pas le moment de rectifier en détail.
Le relai que j’attendais se met en action. Je n’ai plus rien à faire, uniquement à souhaiter que ce cœur reparte. Je m’éloigne donc.
Les pompiers, puis le personnel du S.A.M.U. et la police envahissent rapidement le secteur, là où j’ai tant espéré être moi-même, «envahie» par ce relai, pendant mes dix minutes de solitude active, en binôme avec mon adrénaline. Des draps entourent la zone, je ne vois plus la scène.
Alors j’attends quoi?
Une bonne nouvelle….. qui arrive enfin, au bout d’une heure, lorsque je vois un
pompier sortir le brancard de l’ambulance. L’activité cardiaque a donc repris.
OUF! Mais jusqu’à quand?
La victime est perfusée, intubée, ventilée. Les médecins l’ont fait <<revenir». C’est magnifique! Elle peut donc être transportée. Les portes arrière de l’ambulance se referment bruyamment sur elle. Le véhicule s’en va.
Je repars chez moi, en repensant à tout cela. Est-ce que je n’ai pas fait d’erreurs?
J’aurais peut-être pu, j’aurais peut-être du, C’est le moment de me remettre en question.
Il y a des gens qui donnent la vie, il y en a qui prennent la vie. Et moi, aujourd’hui, j’ai essayé de la rendre. Ce jour-là, c’était ma mission.
52 ans de secourisme dont 42 à la Protection Civile m’ont fait comprendre la valeur de cette belle chaîne qui permet, en étant au bon moment, au bon endroit, de pratiquer aussitôt LE geste (un accouchement, une désobstruction, et maintenant, un massage cardiaque )
C’est tellement simple de sauver !
Un mois et demi plus tard, je reçois un SMS: « Mon nom ne vous dira rien, mais vous êtes la personne qui m’avez sauvé. »
« Monsieur, je vous ai seulement empêché de partir. »

Catherine HUGARY

La Protection Civile surveille les incendies depuis un lieu insolite

À Cagnes-sur-mer le château-musée Grimaldi n’est pas seulement un lieu de culture et d’art. Son sommet est aussi depuis 2004 un véritable poste d’observation géré par des bénévoles de la protection civile pour lutter contre les incendies.

Lorsqu’il a été édifié en 1300, par le seigneur de Cagnes-sur-Mer, Rainier Grimaldi, le château-fort était défensif. Il soutenait et résistait aux sièges et assauts. Ce n’est qu’en 1620 qu’il a été transformé en demeure seigneuriale par les descendants de la famille Grimaldi. 

Bien plus tard, il est devenu le musée municipal qu’on connaît aujourd’hui, classé Monument Historique en 1948. Il accueille à ce jour le musée de l’olivier, la donation Solidor et des plafonds peints baroques qui en font sa caractéristique, mais pas que…

Une vigie a été installée en haut du sommet de la tour du château Grimaldi (Alpes-Maritimes) depuis 2004. Cela permet d’avoir une vue à 360 degrés de l’Estérel au cap Ferrat. Un dispositif unique en France géré par la protection civile, qui permet de lutter contre les incendies. Il est devenu avec sa vue imprenable, un poste d’observation idéal pour détecter au plus tôt les départs de feu. 

Le maire LR de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre revient sur cette initiative au micro de France 3 Côte d’Azur : « L’idée est venue du grand incendie de 2003 qui a dévasté 16 maisons, donc j’ai demandé aux pompiers qu’est ce qu’on pouvait faire pour être plus efficace ? Et ils m’ont dit : vous avez la chance Monsieur le maire, d’avoir le château Grimaldi qui domine non seulement Cagnes-sur-Mer, mais aussi tous les environs.« 

Dans l’optique de mettre en place cette surveillance, la mairie a fait appel à la protection civile, gérée par des bénévoles. Ils sont les premiers maillons de la chaîne de lutte contre les incendies. « L’idée, c’est dans un premier temps de détecter véritablement une fumée suspecte naissante, donc un feu naissant et là, de déclencher les secours pour qu’il y ait une attaque massive avec une localisation précise sur la commune et ses environnements« , explique le président de la Protection Civile des Alpes-Maritimes Eric Criscuolo. 

Le dispositif installé depuis vingt ans a déjà fait ses preuves. L’année dernière, ce poste d’observation a permis de détecter le départ de feu de la commune de Villeneuve. Le directeur général de la Protection Civile 06 ajoute : « Cette vigie est un point stratégique pour le département des Alpes-Maritimes. C’est d’ailleurs les bénévoles de la Protection Civile qui ont signalé depuis cette vigie, l’important départ de feu de Villeneuve l’an dernier en bordure d’autoroute« . 

Deux bénévoles de la protection civile sont présents au sommet de la tour du château de 11h à 19h, chaque fois que le risque incendie est très sévére. C’est-à-dire dès que le vent est important, l’hydrométrie faible et la température élevée. Cette saison, ces trois conditions n’ont pas encore été réunies. 

Pour cela, les bénévoles sont formés à la lecture des cartes, à la détection des différents types d’incendie, aux liaisons radio et à des aspects plus météorologiques. 

Marie Joan et Céline Marchand / France 3 Côte d’Azur

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